Museu Magüta, uma trajetória Ticuna: a colaboração como método no estudo de coleções etnográficas e na formação de museus indígenas.
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Universidade Federal do Amazonas
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This work investigates the trajectory of objects from the Ticuna culture in different ethnographic collections around the world. This is a starting point to reflect on the transformations the Magüta Museum has gone through during its history and the strategies adopted by the indigenous people for its maintenance. The Magüta Museum was created in January 1991 in the municipality of Benjamin Constant (Amazonas, Brazil). It was the result of a great indigenous mobilization to collect objects that could give substance to the Ticuna representation. The notion that the study of objects and their materials would bring the stability needed to understand what an indigenous museum is was based on the idea that objects are not just signs or symbols, they shape and constitute us. Through the materials they are made of and the circulation of these materials from which the forms of things originate, we can understand that the vitality of these relationships lies precisely in giving form and not in the finished form. Looking at the changes experienced by the Magüta Museum and its collection, also includes the study of the collections of other institutions: Spix and Martius, at the Museum Fünf Kontinente; Borys Malkin at the Museum der Kulturen Basel; Johann Natterer at the Weltmuseum Wien; and the collections of Ticuna pieces at the Ethnological Museum in Berlin. The methodology used comprises fieldwork – carried out in 2015, 2016 and 2019, in the city of Benjamin Constant, and between March 2018 and June 2019, in Munich, Germany – and is supported by the analysis of numerous data surveyed, in the photographic record of the pieces from the Magüta and European museum collections, interviews, informal conversations and documents produced within the scope of the Magüta Museum. We could observe that the appropriation that the Ticuna made of the strategies for building a museum made it possible for them to play a leading role in the production of symbols and images about themselves. Finally, my analysis of these facts considered the Magüta Museum collection and its peculiarities of collection and exhibition, as well as the actions and uses that the indigenous people make of the Museum in their daily lives. This allowed us to better see both the properly museological dimension and the political dimension of the Museum’s daily life.
Dans ce travail nous étudions la trajectoire des objets culturels Ticuna dans des différentes collections ethnographiques à travers le monde, un point de départ pour réfléchir sur les transformations subies par le musée Magüta au cours de son histoire et les stratégies adoptées par les peuples autochtones pour sa préservation. Le Musée Magüta a ouvert ses portes en janvier 1991 dans la ville de Benjamin Constant (Amazonas, Brésil). C'était le résultat d'une grande mobilisation indigène pour collecter des objets qui pouvaient donner corps à la représentation des Ticuna. L’étude des objets et de leurs matériaux comme condition nécessaire pour comprendre ce qu'est un musée indigène se fait soutenue par l'idée que les objets ne sont pas seulement des signes ou des symboles, ils nous façonnent et ils nous constituent. À partir des matériaux qui les composent et de la circulation de ces matériaux d'où proviennent les formes des choses, on peut comprendre que la vitalité de ces relations réside précisément dans la mise en forme et non dans la forme finie. L'examen des mutations vécues par le Musée Magüta et sa collection comprend également l'étude des collections d'autres institutions : de Spix et Martius au Museum Fünf Kontinente ; de Borys Malkin au Museum der Kulturen Basel ; Johann Natterer au Weltmuseum Wien ; et des collections de pièces des Ticuna au Musée ethnologique à Berlin. La méthodologie d’étude comprend des travaux de terrain menés par étapes en 2015, 2016 et 2019, dans la ville de Benjamin Constant, et entre mars 2018 et juin 2019, à Munich, en Allemagne, et s'appuie sur l'analyse de nombreuses données recensées, dans l’enregistrement photographique des pièces des collections de Magüta et des musées européens, des interviews, des conversations informelles et des documents produits dans le cadre du Museum Magüta. On a pu constater que l'appropriation que les Ticuna faisaient des stratégies de construction d'un musée leur permettait de jouer un rôle de premier plan dans la production de symboles et d'images sur eux-mêmes. Enfin, mon analyse de ces faits a considéré la collection du Musée Magüta et ses particularités de collection et d'exposition, ainsi que les actions et les usages que les peuples indigène font du Musée dans leur vie quotidienne. Cela nous a permis de mieux voire à la fois la dimension proprement muséologique et la dimension politique de la vie quotidienne du Musée.
Dans ce travail nous étudions la trajectoire des objets culturels Ticuna dans des différentes collections ethnographiques à travers le monde, un point de départ pour réfléchir sur les transformations subies par le musée Magüta au cours de son histoire et les stratégies adoptées par les peuples autochtones pour sa préservation. Le Musée Magüta a ouvert ses portes en janvier 1991 dans la ville de Benjamin Constant (Amazonas, Brésil). C'était le résultat d'une grande mobilisation indigène pour collecter des objets qui pouvaient donner corps à la représentation des Ticuna. L’étude des objets et de leurs matériaux comme condition nécessaire pour comprendre ce qu'est un musée indigène se fait soutenue par l'idée que les objets ne sont pas seulement des signes ou des symboles, ils nous façonnent et ils nous constituent. À partir des matériaux qui les composent et de la circulation de ces matériaux d'où proviennent les formes des choses, on peut comprendre que la vitalité de ces relations réside précisément dans la mise en forme et non dans la forme finie. L'examen des mutations vécues par le Musée Magüta et sa collection comprend également l'étude des collections d'autres institutions : de Spix et Martius au Museum Fünf Kontinente ; de Borys Malkin au Museum der Kulturen Basel ; Johann Natterer au Weltmuseum Wien ; et des collections de pièces des Ticuna au Musée ethnologique à Berlin. La méthodologie d’étude comprend des travaux de terrain menés par étapes en 2015, 2016 et 2019, dans la ville de Benjamin Constant, et entre mars 2018 et juin 2019, à Munich, en Allemagne, et s'appuie sur l'analyse de nombreuses données recensées, dans l’enregistrement photographique des pièces des collections de Magüta et des musées européens, des interviews, des conversations informelles et des documents produits dans le cadre du Museum Magüta. On a pu constater que l'appropriation que les Ticuna faisaient des stratégies de construction d'un musée leur permettait de jouer un rôle de premier plan dans la production de symboles et d'images sur eux-mêmes. Enfin, mon analyse de ces faits a considéré la collection du Musée Magüta et ses particularités de collection et d'exposition, ainsi que les actions et les usages que les peuples indigène font du Musée dans leur vie quotidienne. Cela nous a permis de mieux voire à la fois la dimension proprement muséologique et la dimension politique de la vie quotidienne du Musée.
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TEIXEIRA, Nilza Silvana Nogueira. Museu Magüta, uma trajetória Ticuna: a colaboração como método no estudo de coleções etnográficas e na formação de museus indígenas. 2022. 299 f.Tese (Doutorado em Antropologia Social) - Universidade Federal do Amazonas, Manaus (AM), 2022.
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